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UNE DIVA À SARCELLES
Ne disposant pas exactement des qualités nécessaires pour imposer son nom dans un domaine qui ne supporte que l‘excellence, Piétra Michetskaïa (de son vrai nom Pierrette Michon) a dû subir la lente agonie de sa carrière de soprano. C‘est ainsi qu‘elle s’est progressivement « emmurée » dans la cuisine de son minuscule appartement, au 17‘ étage d‘une modeste tour à Sarcelles. Ainsi protégée du monde extérieur, et grisée par l‘absorption régulière de médicaments et d‘alcool, elle profite enfin pleinement de l‘épanouissement de son art, réservant désormais ses prestations à des admirateurs fantômes. Se donnant nuit et jour à ce public imaginaire, elle enchaîne concerts et Masterclass, flanquée de vieux oripeaux qui furent autrefois ses glorieux costumes de scène. Mais l‘ivresse de ce petit theatre intime est régulièrement gâchée par les visites impromptues de monsieur Larsonneur, gardien de l‘immeuble et dernière passerelle fragile la reliant encore parfois à la réalité. Éperdument et secrètement amoureux de la diva, il se glisse avec délicatesse dans son univers pour la ramener fermement à la réalité et l‘aider à affronter un ultimatum désormais inexorable : l‘expulsion pure et simple de la soprano pour nuisance sonore et loyers impayés. Mais peut-on encore arracher Pietra des griffes de ses rêves de gloire?
Genre : Une comédie un tantinet lyrique
Auteur : Virginie LEMOINE
Mise en Scène : Virginie LEMOINE
Assistant Mise en Scène : Marie CHEVALOT et Lucie BARRET
Intreprétation : Brigitte FAURE, Joseph KAPUSTKA, Serge NOEL, Lucie BARRET
En tournée
A partir du 29/09/2016
Jusqu‘au 25/02/2017
Resumé
Ne disposant pas exactement des qualités nécessaires pour imposer son nom dans un domaine qui ne supporte que l‘excellence, Piétra Michetskaïa (de son vrai nom Pierrette Michon) a dû subir la lente agonie de sa carrière de soprano. C‘est ainsi qu‘elle s’est progressivement « emmurée » dans la cuisine de son minuscule appartement, au 17‘ étage d‘une modeste tour à Sarcelles. Ainsi protégée du monde extérieur, et grisée par l‘absorption régulière de médicaments et d‘alcool, elle profite enfin pleinement de l‘épanouissement de son art, réservant désormais ses prestations à des admirateurs fantômes. Se donnant nuit et jour à ce public imaginaire, elle enchaîne concerts et Masterclass, flanquée de vieux oripeaux qui furent autrefois ses glorieux costumes de scène. Mais l‘ivresse de ce petit theatre intime est régulièrement gâchée par les visites impromptues de monsieur Larsonneur, gardien de l‘immeuble et dernière passerelle fragile la reliant encore parfois à la réalité. Éperdument et secrètement amoureux de la diva, il se glisse avec délicatesse dans son univers pour la ramener fermement à la réalité et l‘aider à affronter un ultimatum désormais inexorable : l‘expulsion pure et simple de la soprano pour nuisance sonore et loyers impayés. Mais peut-on encore arracher Pietra des griffes de ses rêves de gloire?
Note de Virginie LEMOINE
Le théâtre suscite la plupart du temps des réactions encourageantes et bienveillantes, mais rarement l‘opéra. Il me semble que les chanteurs lyriques, dont l‘exercice demande pourtant des niveaux de compétence hors du commun, sont soumis aux plus impitoyables jugements.


Durant mes jeunes années, il m‘a été donné de côtoyer régulièrement ce milieu dont j‘ai pu observer de près la rigueur et l‘exigence.
J‘ai vu, lors d‘auditions, des interprètes remarquables se faire retoquer sans ambages.
J‘ai été stupéfaite de constater que, pendant les représentations, l‘ensemble du public n‘avait pas systématiquement les yeux rivés vers la scène : certains spectateurs, le nez plongé dans la partition, préféraient s‘assurer que le compositeur était scrupuleusement respecté.
J‘ose à peine évoquer mon effroi la première fois que j‘ai entendu l‘opéra Garnier résonner du fracas stridents des huées .
Je me souviens aussi de l‘article embarrassé d‘un critique qui, au sortir d‘un opéra d‘Alban Berg, rendait hommage à la performance hors-norme d‘une soprano tout en s‘inquiétant de la pérennité de sa voix. Le journaliste avait raison : la chanteuse ne fut plus en mesure d‘assumer les représentations suivantes et sombra ensuite dans l‘anonymat.


Mais le milieu lyrique m‘a aussi offert de tisser des liens avec des personnalités exceptionnelles, drolatiques, folles, désespérées et émouvantes, qui se sont révélées fondamentales dans ma construction personnelle.

C‘est l‘ensemble de ces souvenirs et de ces émotions qui ont progressivement façonné en moi le personnage de "La diva de Sarcelles".
Elle représente l‘interprète idéale à qui il manque très précisément quelque chose d‘indéfinissable, ou la chanteuse qui s‘offre des moments de grâce aux dépens des plus élémentaires règles de prudence. Attachante, despotique, encensée et laminée par la critique, magnifiée et déglinguée par la vie, elle finit par devenir l‘acrobate dont un soir les doigts ne font qu‘effleurer le trapèze et qui chute interminablement dans un ravin qui s‘appelle l‘oubli.




Virginie LEMOINE
Auteur
© DR
Après ses débuts au Théâtre du Point-Virgule, Virginie Lemoine enchaîne dans une pièce à succès, Les Ginettes, avec laquelle elle se fait connaître. Elle participe deux années consécutives au festival d‘Avignon. Elle collabore ensuite à l’émission télévisée de Jacques Martin Ainsi font font font(1989).

Sur France Inter, elle produit et anime, avec Laurent Tastet, C‘est aussi bien à l‘ombre (1990), puis participe au Vrai faux journal de Claude Villers (1992). Elle y rencontre Laurent Gerra qui va, comme elle, faire ensuite partie de l‘équipe de Rien à cirer de Laurent Ruquier. La grande complicité qui naît entre Virginie et Laurent leur donne l‘idée de former un duo. C‘est le début de leur notoriété. On les voit ensemble dans les émissions télévisées de Michel Drucker (de 1992 à 1998) et on les retrouve sur scène, en tournée (1995). Ils obtiennent le Grand Prix de l‘humour (1996) et le Molière du Meilleur one-man-show (1997).
Au cinéma, Virginie tourne, entre autres, pour Jean-Pierre Vergnes, Jean-Marc Longval, Gérard Krawczyk et Jean-Marie Poiré. En 1998, Virginie décide de privilégier sa carrière de comédienne. Elle joue dans Mariage et Conséquences, puis dans Les Désirs sauvages de mon mari m‘ont presque rendue folle, de John Tobias. On la voit également dans Un Beau salaud, Les Monologue du vagin, Si c‘était à refaire et Tout le plaisir est pour nous.
Virginie incarne, pour la télévision, le rôle de Marion depuis bientôt douze ans, dans la série Famille d‘accueil (France 3). Brigitte, directeur d’agence est la seconde pièce que Virginie écrit et met en scène, après Une diva à Sarcelles qui a été nommée dans la catégorie Meilleur spectacle musical, aux Molières 2010.
Elle a aussi adapté et mis en scène aux côtés de Marie Chevalot Le Bal , une nouvelle d‘Irène Némirovsky jouée au théâtre de la Huchette en 2012 /2013.
Cette année, elle met en scène le spectacle Les Maurices Girls dans lequel elle joue également le rôle de Jacqueline pour une tournée 2015-2016.

Brigitte FAURE
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Premier prix de conservatoire à Dijon et classe Libre de Francis Huster, Brigitte participe depuis 22 ans à tous les spectacles musicaux de la compagnie NAG’AIRS dont le répertoire va du Lyrique à Mistinguett. Elle a travaillé à la Cartoucherie avec Antonio Diaz Florian, au festival d’Avignon avec Victor Haïm, aux Baladins en Agenais avec Roger Louret, au Théâtre du Ranelagh avec Jean-Christian Grindvald. Choisie par Stéphane Aucante pour de nombreuses mises en scène, elle a travaillé au cinéma dans plusieurs films pour Patrick Granperret dont certains ont étés distingués au festival de Cannes, et à la télévision, notamment avec Nina Campaneez sur le téléfilm A la recherche du Temps perdu.
En 2014, nous pouvons la voir dans la pièce Le cas de la famille Coleman au Théâtre 13 et à Avignon ainsi que dans Coiffures et confidences en tournée et à Paris en 2015.
Au festival d’Avignon 2015, nous pourrons la retrouver dans son rôle de soprano colorée et talentueuse de La Diva de Sarcelles, pièce écrite et mise en en scène par Virginie Lemoine en 2010.

Lucie BARRET
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Elle a commencé les tournages à l‘âge de neuf ans. Depuis 2002, elle joue Charlotte dans la série Famille d‘accueil sur France 3. Elle a passé une partie de sa scolarité à l‘école des Enfants du Spectacle, ce qui lui a permis de conjuguer sa vie
d‘actrice et sa vie d‘écolière.
Depuis 2013 elle a interprété le rôle d‘Antoinette dans Le Bal d‘Irène Némirovsky , adaptée par Virginie Lemoine et mis en scène par Virginie Lemoine et Marie Chevalot au théâtre de la Huchette, à Paris, en Avignon puis en tournée.

Serge NOEL
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Comédien et pianiste dans la Compagnie Renaud-Barrault, Serge Noel a travaillé, entre autres, avec Tsilla Shelton, Pierre Santini, Daniel Mesguich, Gérard Gélas, Gildas Bourdet, Marion Bierry ou Thierry Lavat. Au cinéma, il a joué dans Martin et Léa d’Alain Ca valier et dans L’Exercice de l’État de Pierre Schoeller (César du Meilleur scénario original 2012). À la télévision, on a pu le voir dans P.J. et Avocats et Associès (France 2)
Josef KAPUSTKA
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Jozef Kapustka est un pianiste virtuose polonais au parcours exceptionnel. Après des débuts spectaculairement prometteurs (nombreuses apparitions au très prestigieux Lincoln Center 1989-1992 et Carnegie Hall de New York 1997), cet artiste volontairement apatride (il jouera dans plus d‘une quarantaine de pays de par le monde) est demeuré longtemps inconnu du large public, jusqu‘à ce qu‘il provoque une certaine sensation sur la toile ("...comment les mortels peuvent bouger leurs mains aussi vite ? ") avec son enregistrement de la Sonate No 7 de Prokofiev (" peut-être le plus impressionnant jamais réalisé. Peu dans le monde peuvent songer a égaler (sa) technique virtuose "- Piano World Forum).